Du 13 au 15 juin, le parc de Sceaux sera envahi par des Pokémon rares et 60 000 fans armés de smartphone. À Boulogne-Billancourt ? Rien. Pas même un Chenipan. L’occasion de rappeler que si Boulogne aime le numérique… c’est visiblement sans créatures de poche.

Sceaux : la capitale mondiale des chasseurs de Pokémon

C’est une première en France. Le Pokémon GO Fest, grand-messe internationale des joueurs de Pokémon en réalité augmentée, pose ses Pokéballs au parc de Sceaux du 13 au 15 juin 2025.

Organisé par Niantic (NDLR : Niantic est une entreprise de jeu vidéo, créée à l’origine comme filiale de Google, connue pour avoir développé les jeux en réalité augmentée Ingress et Pokémon Go), avec le soutien du département des Hauts-de-Seine, l’événement promet :

  • La rencontre de Pokémon rares et chromatiques,
  • Des études spéciales à compléter,
  • Des combats PvP et routes thématiques,
  • Des mascottes, des foodtrucks, et même des fiançailles Pokémon (oui, vraiment !).

Près de 60 000 dresseurs sont attendus sur le week-end, avec à la clé des retombées touristiques et commerciales majeures pour la région.

Et Boulogne-Billancourt dans tout ça ?

À ce jour, aucun événement Pokémon GO officiel n’a été organisé à Boulogne. Nada. Silence radio côté Niantic.

Certes, la ville accueille chaque année le festival Hauts-de-Seine Digital Games à la Seine Musicale – avec ses tournois e-sport et ses démonstrations tech, mais le phénomène Pokémon y est resté en mode avion ou hors champ.

La dernière édition, en avril 2025, a réuni 17 000 visiteurs autour de jeux vidéo et de gaming… mais pas un seul Pikachu géant en vue.

Des dresseurs Boulonnais ? Oui. Une volonté municipale ? Pas encore.

Bien sûr, des chasses locales ont parfois animé les parcs Rothschild ou Billancourt lors des Community Days. On y a vu quelques Salamèches et un Léviator occasionnel.

Mais ces initiatives sont spontanées, portées par les joueurs, sans cadre officiel, ni soutien de la mairie. Aucune communication municipale, aucun partenariat Niantic, et rien à l’horizon pour 2026. De quoi donner des idées aux candidats #Boulogne2026 qui nous liraient ? Les prochains mois nous le diront.

Mais pourquoi diable Boulogne reste-t-elle à l’écart ?

Plusieurs raisons possibles sur le papier :

  • Un manque d’initiative locale
  • Des infrastructures mal identifiées ou inappropriées pour accueillir un tel rassemblement
  • Ou tout simplement un refus de voir la Grand-Place envahie par des dresseurs en casquette Pikachu venu de l’extérieur de la ville.
  • L’insécurité (vieux serpent de maire)

Nos conclusions : un score de 1-0 sans appel entre Sceaux et Boulogne

Pendant que Sceaux devient la capitale française du Pokémon GO, Boulogne-Billancourt se rabat sur ses Poké Bowls en local . Si vous êtes fan, il ne vous reste plus qu’à prendre le RER B direction Sceaux, en espérant croiser un Pikachu ou un Dracolosse.

À moins qu’un jour, sur un malentendu ou grace à la campagne #Boulogne2026, un Mewtwo sauvage apparaisse sur l’île Seguin. Mais pour l’instant, c’est raté.

  • Rom Game – Pokémon GO Fest Paris/Sceaux 2025
  • Réalité Virtuelle – Le Pokémon GO Fest s’invite au parc de Sceaux
  • Manga News – Hauts-de-Seine Digital Games 2025
  • Ville d’Antony – Pokémon GO Fest 2025
  • Domaine de Sceaux – Festival Pokémon GO Fest

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