
À Boulogne-Billancourt, Chaville, Issy-les-Moulineaux, Marnes-la-Coquette, Meudon, Sèvres, Vanves et Ville-d’Avrayon, on trie beaucoup… mais pas toujours bien. Résultat : plus de 500 000 € s’envolent chaque année dans les erreurs de tri. La facture grimpe, les bacs débordent, et les données précises à Boulogne ? Portées disparues.
L’art du tri approximatif
Dans les rues de Boulogne-Billancourt et ses voisines du territoire Grand Paris Seine Ouest (GPSO), le bac jaune est partout. Un emblème de nos bonnes intentions écologiques. Mais à en croire les données publiées par GPSO, l’idylle cache quelques couacs : plus de 500 000 € par an sont perdus à cause des erreurs de tri. Pas une estimation vague, mais un chiffre officiel. Le genre d’addition qui ne passe pas inaperçue… sauf peut-être à Boulogne, où l’on préfère parler de territoire plutôt que de responsabilité.
GPSO : un chiffre pour tous, mais aucun pour chacun
L’information est limpide : GPSO comptabilise les erreurs de tri à l’échelle du territoire. Mais impossible de savoir combien coûte précisément l’inattention des Boulonnais. Ni dans les rapports, ni dans les communiqués, ni même sur les plaquettes de sensibilisation. Pourtant, avec plus de 120 000 habitants, Boulogne-Billancourt est la commune la plus peuplée du périmètre. À ce titre, elle a probablement une responsabilité proportionnelle dans cette gabegie. Mais faute de transparence, chacun peut continuer à jeter… le doute sur les autres.
Une erreur, plusieurs coûts
Pourquoi une bouteille de shampoing mal jetée coûte-t-elle si cher ? Parce que les déchets mal triés doivent être redirigés vers l’incinération ou l’enfouissement, six fois plus coûteux que le recyclage. Parce que les matières recyclables gâchées ne génèrent aucun revenu de valorisation. Parce que certains dépôts inadaptés peuvent mettre en danger les agents de tri. Et parce que 62 % du budget déchets est déjà englouti dans le traitement des ordures ménagères. En clair : plus c’est mal trié, plus c’est mal payé.
Trier mieux : mission (pas si) impossible
Face à cette facture, GPSO multiplie les campagnes d’information, les rappels de consignes, les diagnostics de bacs, les vidéos didactiques. Il faut dire qu’un bac jaune bien rempli, c’est un bac où les cartons sont aplatis, les bouteilles tassées, et les erreurs limitées. Reste à savoir si ces efforts suffisent à inverser la tendance… sans chiffre précis pour le vérifier à Boulogne.
Boulogne-Billancourt : championne de l’ombre ?
On peut toujours espérer que Boulogne soit l’élève modèle du tri sélectif. Mais sans données spécifiques, on nage en pleine opacité. Difficile de faire progresser les pratiques locales quand on ne dispose ni d’objectifs clairs, ni de bilans par commune. À défaut de transparence, c’est donc à chaque habitant de jouer sa partition, avec pour seul guide : la conscience écologique… et quelques affiches sur les poubelles.
Nos conclusions
En matière de tri, Boulogne-Billancourt semble avoir un rôle important à jouer. Mais tant que la commune restera muette sur sa part dans la facture collective, difficile d’encourager un effort lucide. Alors trions mieux, oui — mais surtout, faisons la lumière sur qui paye pour quoi. L’écologie commence aussi par la transparence.
Sources : Seine Ouest GPSO – Erreurs de tri bac jaune, Nextwaste – Conséquences des erreurs de tri, Boulogne-Billancourt.com – Campagne déchets alimentaires GPSO (FAQ)




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