Et si le Paris Saint-Germain décidait de faire ses valises ? Un scénario toujours fantasmatique, mais qui prend une résonance particulière en 2025 : entre l’explosion des salaires, l’échec du dossier Parc des Princes, les tensions larvées avec les instances et la toute-puissance d’Al-Khelaïfi, le club capitalise autant les rancœurs que les trophées. Son éventuel départ ou son exclusion rêvés par certains – révélerait surtout les contradictions d’une Ligue 1 accro à son géant… qu’elle feint de mépriser.

Sans Paris, le foot français vaudrait-il encore 660 millions ?

Le PSG, c’est un quart de siècle d’investissements qataris, des transferts dignes de Netflix, des maillots vendus à Jakarta et des supporters au Chili qui connaissent Reims uniquement parce qu’ils y ont vu Neymar glisser. Aujourd’hui, sans Mbappé, sans Messi, mais avec Kvaratskhelia et João Neves, le club continue d’écraser la Ligue 1… et d’attirer les regards.

Certes, les droits télé ont trouvé un semblant de stabilité avec DAZN et beIN (660 M€ par an), mais leur baisse témoigne d’une vérité qui pique : le PSG est le seul vrai produit d’appel international de notre chère Ligue 1 Uber Eats. On se gargarise de compétitivité, mais en coulisses, tout le monde sait que Paris paie la note… et la lumière.

Un départ du club ? Ce serait l’équivalent économique d’un trou noir aspirant audience, sponsors, attractivité et crédibilité. Même les supporters de clubs rivaux s’y retrouveraient… avec un abonnement à moitié prix et des stades à moitié vides.

Une Ligue 1 « plus ouverte » ? Oui, comme une boîte vide.

Avec 22 victoires et 5 nuls en 27 journées, le PSG version 2024-2025 ne participe pas au championnat : il le survole. Alors oui, certains rêvent d’un championnat « équilibré » sans l’ogre parisien. Mais l’équilibre, sans niveau, c’est juste de la médiocrité bien partagée.

L’absence du PSG signifierait surtout :

  • Moins de points au coefficient UEFA, donc moins de clubs français en Europe.
  • Moins de stars, donc moins de hype, donc moins d’envie pour les jeunes joueurs de rester en France.
  • Moins de recettes de billetterie pour les clubs qui voient leurs stades pleins une fois par an, quand Paris débarque.

Ajoutons que la nouvelle identité du PSG – recentrée sur le collectif, sous la houlette de Luis Enrique – commence à porter ses fruits. Le club s’est hissé en quarts de la Ligue des Champions après avoir écarté Liverpool. Donc non, Paris n’est plus ce projet fou d’ego. C’est un rouleau compresseur, et l’Europe commence à le remarquer.

Le Parc, c’est fini. Mais la politique, elle, ne fait que commencer.

Le dossier du Parc des Princes est clos : le PSG n’achètera pas le stade. Huit ans de négociations et 75 millions d’euros plus tard, Al-Khelaïfi a claqué la porte. Il prépare autre chose. Nouveau stade ou rénovation ailleurs : la page est tournée.

« On veut bouger. C’est fini maintenant », a-t-il déclaré, laissant à Anne Hidalgo le soin de faire visiter le Parc aux pigeons et aux touristes nostalgiques. Pendant ce temps, la mairie s’empêtre dans des concertations où 4 % de participation suffisent à valider une « démocratie verte ». Priorités, hein.

En coulisses, la tension monte aussi avec la Ligue. Al-Khelaïfi, réélu au Comité exécutif de l’UEFA, joue dans une autre cour. Certains présidents de clubs anonymes dénoncent sa mainmise : « Il contrôle tout » voire osent parler de corruption sans preuve aucune. D’autres, plus réalistes, croisent les doigts pour que le Qatar ne décide pas de réinvestir à… Malaga.

Quelques citations ironiques (inventées) mais presque crédibles :

« Le PSG peut partir, on s’en sortira » — un dirigeant de Ligue 1 avant de signer trois jeunes joueurs en prêt… du PSG.

« L’avenir, c’est les clubs régionaux » — sauf quand il faut voter à la LFP, où tout le monde suit Paris à la lettre près.

« On construit un championnat attractif pour l’international » — en espérant que personne ne tombe sur Strasbourg-Le Havre un dimanche à 13h.

Officiellement, la LFP est contre. Fermement. Définitivement. Irréversiblement. Le modèle européen doit être « ouvert », « solidaire », « compétitif ». Magnifique sur le papier. Mais en coulisses, l’idée que Paris puisse rejoindre un jour une compétition fermée (ou semi-ouverte) hante certains bureaux de la Ligue. Surtout depuis la décision de la Cour de justice de l’UE fin 2023.

Alors le PSG en Super League ? Ce n’est sincèrement pas pour demain. Mais ce n’est plus totalement de la science-fiction non plus.

Alors, le PSG va-t-il quitter la Ligue 1 ? Le scénario reste improbable. Mais chaque bras de fer – que ce soit pour un stade, un calendrier ou une taxe – met en lumière une vérité embarrassante : la Ligue 1 déteste Paris, mais vit grâce à lui.
Sans le PSG, les clubs respireraient… peut-être. Mais la Ligue 1, elle, risquerait de respirer par la bouche.

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